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FEMINICIDE OU FEMICIDE : TUEE PARCE QUE FEMME

27 avril 2020

Le mot Féminicide « témoigne aujourd’hui de l’urgence à nommer des crimes jusque-là maintenus dans l’ombre et atténués par des tournures célébrant l’ardeur et niant la violence, telles que « crime passionnel » et « drame conjugal » » (Le Monde, 6 mars 2020, par Aurore Vincenti).

Après des années de combats et de luttes acharnées, il est désormais compris et entendu que des femmes sont violentées et tuées par ce qu’elles sont femmes.

En France, le nombre de femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint ne cesse d’augmenter.

Pour rappel, le nombre de femmes mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint était de 109 en 2017, 121 en 2018 et 149 en 2019.

Ces chiffres ne sont que la partie visible d’une réalité bien plus terrifiante.

Les pouvoirs publics longtemps restés sourds et aveugles aux appels au secours de toutes ces femmes se mobilisent enfin.

La mise en place de moyens ayant vocation à protéger une victime de son conjoint ou son ex-conjoint se diversifient.

L’accueil et l’écoute réservés aux victimes notamment aux seins des commissariats et des gendarmeries s’améliorent.

De nombreux agents sont particulièrement investis dans la cause de ces femmes dont la vie a été brisée par un conjoint ou un ex-conjoint violent.

Le nombre de garde-à-vue et de déferrement pour des faits de violences conjugales se multiplient dans les différentes juridictions.

Les foyers restant dans le domaine du privé, sans une dénonciation, une intervention extérieure, ou une plainte, aucune aide ne pourra se mettre en place et la mort pourra dans certains cas être l’issue tragique réservée à la victime.

Les violences physiques, psychologiques et sexuelles perpétrées en raison du genre forme une large part infractionnelle.

Pour rappel, L’Organisation mondiale de la santé utilise le terme de « fémicide » et distingue quatre catégories : le fémicide intime, le fémicide commis au nom de « l’honneur », le fémicide lié à la dot, et le fémicide non intime.

Le fémicide entre partenaires intimes est la conséquence la plus extrême d’une violence exercée à de multiples reprises et sous diverses formes (physiques, psychologiques et/ou sexuelles) par un partenaire intime. Le fémicide ou féminicide représente l’ultime violence exercée par le conjoint ou ex-conjoint, l’ultime acte possessionnel.  

Ce climat de violence ayant souvent perduré pendant plusieurs années a nécessairement impacté durablement la vie des témoins de ces faits et plus particulièrement des enfants dont les répercussions peuvent être à la fois psychologiques et comportementales.


Ne vous taisez plus, agissez, vous avez le droit d’être protégé(e).

 

Le Cabinet BHS est à vos côtés. Me Jessica BELHASSEN répond à l’ensemble de vos questions, vous accompagne, vous assiste et vous conseille.

La Cabinet BHS et Me Jessica BELHASSEN font de votre sécurité leur priorité.